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LE MONDE
DES POSSIBLES
Faire se rencontrer ceux qui ont envie de faire bouger les choses.
Le Monde des Possibles, c’était un peu le versant engagé du Delta. L’idée était simple : profiter de toute l’énergie créée autour du festival pour faire se rencontrer des associations, des entreprises, des institutions et surtout des jeunes qui avaient envie de s’engager.
Cette grande rencontre avait lieu en plein cœur du festival, dans le Forum, considéré comme le plus grand forum jeunesse de France, avec de nombreux grands sujets de société abordés, mais aussi au travers de ses programmes menés toute l’année, des temps de débat, des actions de terrain, des communautés de bénévoles et beaucoup, beaucoup de partenariats.
Pour être honnête, à partir du moment où j’ai pris mes marques au sein de l’asso, les idées ont peu à peu commencé à germer.
2024 – 2026 • Forum • Programmes annuels • Réseaux partenaires • Engagement de la jeunesse • Actions terrain
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LE VILLAGE ENVIRONNEMENT
Créer un espace qui a du sens (et qui attire)
Le village environnement c’est le cœur visible du Hub sur le festival, c’est l’espace du Forum qui rassemble les associations et structures engagées autour des enjeux écologiques. Notre objectif était de leur donner de la visibilité, créer des rencontres avec le public et faire découvrir des solutions concrètes, pas juste aligner des stands.
Sur les trois dernières éditions, mon rôle était de construire ce village de A à Z côté partenariat :
définir les thématiques et sujets à aborder, prospecter les bonnes structures, entretenir le lien avec les partenaires historiques, coordonner les démarches administratives ainsi que leurs besoins et préparer leur présence jusqu’au jour J.
Ce que j’ai fait :
#1
Faire du Village un reflet de ce qui bouge
À chaque édition, je repartais des sujets qui montaient, du contexte local et des échanges avec les partenaires pour décider de ce qu’on voulait davantage mettre en lumière.
#2
Préserver la confiance dans un contexte difficile
La crise médiatique de l’édition 2026 a entrainé l’annulation d’une grande partie de nos exposants (24/37).
#3
Optimiser l'expérience par la gamification
En 2024 les exposants nous remontaient une baisse de fréquentation sur leurs stands.
Nouveau défi : comment attirer à nouveau les jeunes publics au sein du Forum ?
L'AGORA ENVIRONNEMENT
Donner aussi la parole.
En parallèle du Village, l’Agora Environnement prenait place sur la Scène des Possibles. Comme les autres Agoras du MDP, elle faisait vivre l’un des cinq piliers fondateurs de l’asso à travers plusieurs plaidoyers portés par des structures engagées. L’objectif : mettre sur scène des propositions concrètes autour de grands sujets de société, les confronter au regard d’experts, ouvrir la discussion avec le public et permettre aux jeunes de voter pour celles qu’ils souhaitaient voir défendues ensuite via la Tribune de la Jeunesse.
Mon rôle consistait surtout à réfléchir et construire une programmation cohérente, connectée aux enjeux du moment et capable de parler à la jeune génération, en allant chercher des propositions et des profils suffisamment différents pour nourrir un vrai débat.
En 2026, avec Camille Étienne comme marraine, la programmation explorait plusieurs facettes de la transition écologique : intégrer davantage les fumeurs dans les politiques de réduction des déchets avec Recyclop, rendre le train plus accessible aux 18-28 ans avec The Shifters, imaginer un programme de bénévolat écologique et solidaire avec AREMACS, ou encore rapprocher les lycéens des enjeux énergétiques et industriels de leur territoire avec les Comités Jeunes Énergies d’EVOLEN. L’Agora devait avoir lieu le samedi, mais les conditions météorologiques ont finalement entraîné son annulation.
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LES PROGRAMMES
Créer son propre terrain de jeu lorsqu’il n’existe pas encore.
Quand je suis arrivé au Monde des Possibles, le Hub Environnement n’avait pas de programme annuel. Ce n’était pas vraiment dans mes missions d’en inventer un, mais c’est assez vite devenu un sujet auquel je me suis attaqué. Alors j’ai commencé à creuser, pas pour sortir un grand concept théorique, mais plutôt par curiosité, pour voir ce qu’on pouvait vraiment construire en impliquant son réseau, en choisissant les bons formats et avec un peu d’obstination.
CLEAN MY PRADO
Partir d’un lieu symbolique et construire un projet autour.
Le point de départ
Les plages du Prado font parties de l’identité du Delta Festival, c’est une part de son histoire, de son ADN même. C’était donc une évidence pour moi, si ce lieu est si important, alors pourquoi ne pas essayer d’en prendre soin toute l’année, et pas seulement pendant le festival ? L’idée de base était assez simple, mais déjà grandissante dans mon esprit : créer un programme régulier de dépollution, de sensibilisation et d’étude de la biodiversité pour mieux comprendre les nuisances et les dommages que pouvaient provoquer le Delta.
Ce que j'ai mis en mouvement
L’intention était posée, le concept commençait à prendre forme et, dans ma tête, je me projetais déjà beaucoup trop loin : partenariats avec les universités, implication des étudiants, études de terrain, collaborations avec des formations en écologie… alors que je n’avais encore rien fait. Après quelques jours (8 mois exactement), j’ai eu la validation de lancer ce programme. J’ai simplifié le concept, en me recentrant sur un format réalisable de trois opérations de dépollution et de sensibilisation dans l’année, dont le Clean My Delta. J’ai convié 5 assos à cogérer ce programme, rendu le tout crédible et cohérent, et les premières réunions d’organisation ont commencé.
Et puis, la réalité
La première opération devait marquer le lancement concret du programme. Les stands des assos étaient en places, les zones de caractérisation installées, tout comme l’Escape Game de Sea Plastics créé pour l’occasion. Mais quelques minutes après le début du clean, un violent orage nous a obligés à évacuer la plage. Clean My Prado ne sera finalement jamais relancé.
Mais le projet ne s’est pas arrêté là pour autant. Le travail engagé autour de la caractérisation et de la collecte de données a été réutilisé sur Clean My Delta, puis approfondi avec MerTerre pendant les deux années suivantes pour mieux comprendre les déchets retrouvés sur le festival et faire évoluer nos dispositifs de collecte.
LES HACKATHONS DES CALANQUES
Quand le sujet est bon, mais pas le format.
Le point de départ
La première idée est née durant un atelier bilan, organisé par le Parc national des Calanques, qui traité des déchets abandonnés au sein du campus de Luminy et qui finissent quotidiennement dans la forêt. Un constat revenait régulière : peut importe le nouveau dispositif déployé au sein du campus, il ne semble jamais faire échos auprès des étudiants. Et là, j’ai eu le déclic. Les dispositifs ne les impacts pas (ou peu) car ils sont pensés, réfléchis et conçus par des professionnels, et qui plus est, des professionnels extérieur au quotidien d’un étudiant. Donc qui de mieux que des étudiants, pour concevoir des dispositifs à destination des étudiants ! Pour et par les étudiants eux-mêmes.
Quelques semaines après, le partenariat avec le PnC était lancé et j’ai proposé une première version du programme, principalement inspiré d’un format d’Hackathon, mais entièrement remodélisé pour correspondre aux impératifs du PLDA.
L'impact de la réalité du terrain
J’ai créé une page web dédiée sur le site du MDP, ouvert les inscriptions, réservé une salle, et jusqu’à la dernière minute, 0 inscription. Nous avons alors repris toute notre stratégie de communication, nous avons été à la rencontre des BDE, des enseignants, et auprès du service administratif. Une campagne à été relayé au sein des campus Luminy, St Charles et Aix, ainsi que par le CROUS. Seconde tentative : 15 inscrits… et 3 présents le jour J. Nous avons à nouveau changé le format, proposé d’autres créneaux, imaginé de nouvelles façons de valoriser leur participation… mais rien n’y faisait : nous retrouvions toujours les deux mêmes fidèles participants.
On a tout reprit à 0. Après réflexion, le constat était assez simple, entre les agendas incompatibles de chacun, et notre format étalé sur plusieurs semaines, ça ne peut que finir par démotiver les quelques inscrits.
Repenser l'expérience
Nous sommes revenus au format d’un hackathon traditionnel. Pour mobiliser des étudiants tout un week-end autour d’une problématique de déchets, il fallait une expérience qui vaille le déplacement. Le verdict tombe : 30 étudiants au Frioul, hébergement et repas pris en charge, avec de vraies problématiques du Parc à résoudre sur place. L’expérience était prête, les sujets aussi. Nous avions commencé à chercher des financements auprès d’entreprises concernées par le principe pollueur-payeur, et renoué avec AMU pour profiter du Mois de l’engagement en septembre afin de mobiliser les étudiants.
Mais il faut se rendre à l’évidence, le Hub Environnement n’aura pas de programme. La raison ? La même que pour les exposants du Village : la crise médiatique de 2026 qui touche le Delta Festival, fini par impacter le MDP également. Le programme a été arrêté, mais est-ce vraiment la fin pour autant ?
03
LA DELTA FAMILY
Relancer une communauté qui commençait à s'essoufler
Quand j’ai repris la Delta Family, on sentait que le programme ralentissait, qu’il tournait un peu en rond : moins de participation, peu de lien entre les bénévoles, peu de fidélisation et une mobilisation encore trop dépendante d’un simple mail. Mon objectif était donc simple, je devais comprendre ce qui coinçait, faire évoluer la Delta Family pour qu’elle puisse gagner en visibilité, en dynamisme, et surtout qu’elle soit plus engageante pour celles et ceux qui la faisaient vivre.
#1
Repenser la mobilisation
Avant de lancer de nouvelles idées, j’ai d’abord essayé de comprendre ce qui ne fonctionnait plus vraiment : pourquoi les bénévoles revenaient peu, pourquoi certaines missions ne prenaient pas, ou encore pourquoi notre mobilisation dépendait encore autant que d’un seul canal.
– 2 stratégies de développement construites pour 2025 puis 2026
– 1 outil de suivi pour observer mobilisation, diversité des missions et communication
– Des objectifs posés, testés, puis ajustés au réel
#2
Créer une vraie communauté
Petit à petit, l’idée n’était plus seulement d’envoyer des appels à bénévoles, mais de créer du lien, une véritable communauté, qui reste au courant, se parle, revienne sur les missions et ait envie d’en parler autour d’elle, parce que finalement, les meilleurs relais de la Delta Family, c’étaient ceux qui en faisaient déjà partie.
#3
Passer le relais
À mesure que la Delta Family diversifiait ses missions, une limite devenait évidente : nous ne pouvions pas être présents sur chaque opé. Et si nous voulions continuer à proposer davantage de missions, avec plus de partenaires et de thématiques, il fallait que le programme puisse progressivement fonctionner sans dépendre systématiquement de notre présence sur le terrain.
Repérer les bonnes personnes
On a commencé avec deux fidèles bénévoles, particulièrement régulières, engagées et qui connaissaient déjà très bien la Delta Family. L’idée n’était pas de choisir “des bénévoles disponibles”, mais des personnes en qui nous pouvions réellement avoir confiance pour représenter le programme.
Donner de l’autonomie, avec un cadre
Avant chaque mission, nous leur transmettions le cadre, les informations utiles, les contacts et ce que nous attendions d’elles. Ensuite, elles avaient la main sur le terrain, tout en sachant que nous restions disponibles à distance si besoin.
Tester avant d’aller plus loin
En deux mois, le fonctionnement a été testé sur trois opérations, entièrement prises en charge par nos deux premières ambassadrices et sans difficulté particulière. De quoi valider le principe avant d’envisager d’intégrer progressivement d’autres bénévoles au dispositif.
Il reste encore pas mal de choses à raconter !
J’ai volontairement gardé ici l’essentiel : les projets, les décisions et les expériences qui racontent le mieux ma façon de travailler. Mais derrière chacun d’eux, il reste encore des outils, des choix, des imprévus et quelques histoires que cette page aurait eu du mal à contenir.
Si quelque chose vous intrigue, si vous avez une question ou simplement envie d’en savoir plus, je serai ravi d’en discuter avec vous.